29/02/2016

L'art de la lecture : faux nègres et fumiers roses


Photo de couverture : Raymond Depardon/Magnum Photos



Mais je me fous de ces gens là ! La colère de Claude Simon au sujet de « l'histoire d'un crétin dont la femme veut devenir quelque chose, et quand on a lu ces trois cents pages on ne peut s'empêcher de se dire à soi-même : mais je me fous de ces gens là ! », reconnaissant à Flaubert tout de même, non pas la lente posture (ou plutôt l'imposture) d'écrivain à sa table de travail, mais, au contraire, l'excitation de notes griffonnées à la diable, incomplètes, raturées dans l'inconfort du voyage comme en Égypte avec Maxime du Camp, toute une série de « craquements de cailloux », de « fumiers roses », de « colère cramoisie », des expressions sans lesquelles la langueur d'Emma n'aurait gardé que l'aspect simpliste d'un assoupissement de l'âme, d'un affaissement du souffle à la manière de ces ridules ridicule qui couvrent un instant l'écho des lacs lorsque, par désœuvrement, on jette un bête cailloux à leur surface. 

 Déjà trois cents pages et en revenir à l'éternelle question : pourquoi les gens d'ici votent-ils à l'extrême droite ? Toujours pas de réponse en vue, rien de consistant dans les harangues politiciennes, les admonestes partisans et les fustiges d'imprécateurs standardisés. Rien non plus dans les répliques convenues de l'homme-à-tête-de-chérubin, si gauche – enfin, manière de dire - qu'on s'attend à chaque instant à le voir trébucher, se prendre les pieds dans un de ces tapis d'apparat que sa haute fonction semble semer sous chacun de ses pas, chancelant à chacune de ses phrases, se répétant d'éternelles répliques apprises par cœur, concoctées par tout un aréopage de conseillers en métaphysique, de psychologues des masses, de mentors divers et de divers menteurs spécialisés en communication, de telle manière qu'il finisse par bredouiller une insipide repartie, le grand jeu consistant, maintenant qu'on y est habitué, à deviner, après l'inévitable hésitation qui semble croître au fur et à mesure des mois et des recommandations contradictoires dont on l'abreuve quotidiennement, quelle phrase docte il va choisir, soulignant d'un doigt levé, sentencieux, comme le premier de la classe qu'il a toujours été : « La France prendra ses responsabilités » ou « Les difficultés économiques demeurent notre préoccupation première » ou « J'ai demandé des mesures adaptées » ou « Il faut se rassembler ». La lente posture avait succédé au gesticulations de l'agité du bocal comme le disait Céline à propos de Sartre. Le prédécesseur nettoyait au Kärcher à qui mieux mieux, lançait sa langue approximative contre des moulins à vent à la manière d'un Don Quichotte anachronique portant fanion du populisme. 

 Peu à peu, au fil de ces années plombées par des équipes de caniches et de rottweilers de tous poils et de tous partis, se dessine la vague analogie avec une littérature dont la mollesse et la confusion des mots semblent parfois se faire le reflet, écharpée encore à l'intérieur de chapelles abandonnées depuis longtemps, écartelée entre principe de précaution et de réalité, soucieuse de présenter des fictions aux normes bien-pensantes ou des romans à goût de soufre, des documents historiques détournés en paradoxe ou des essais zézayant de théories complexes, l'ensemble véhiculé par une langue oublieuse des faux nègres et des fumiers roses.

Thierry Beinstingel - Faux Nègres, Fayard éd. 2104, pp. 298-300


J'aime bien Beinstingel - dit M. Chat- depuis l'époque où il a fait sa description de poste en verbes d'action, dans Central, au moment où je rédigeais la mienne. Depuis lors je le lis avec persévérance, et dans un sens Faux Nègres c'est très actuel...

Mme Chat - Faux Nègres c'est de l'autre...


Mais l'orgie et la camaraderie des femmes m'étaient interdites. Pas même un compagnon. Je me voyais devant une foule exaspérée, en face du peloton d'exécution, pleurant du malheur qu'ils n'aient pu comprendre, et pardonnant ! — Comme Jeanne d'Arc ! —"Prêtres, professeurs, maîtres, vous vous trompez en me livrant à la justice. Je n'ai jamais été de ce peuple-ci ; je n'ai jamais été chrétien ; je suis de la race qui chantait dans le supplice ; je ne comprends pas les lois ; je n'ai pas le sens moral, je suis une brute : vous vous trompez..."
Oui, j'ai les yeux fermés à votre lumière. Je suis une bête, un nègre. Mais je puis être sauvé. Vous êtes de faux nègres, vous maniaques, féroces, avares. Marchand, tu es nègre ; magistrat, tu es nègre ; général, tu es nègre ; empereur, vieille démangeaison, tu es nègre : tu as bu d'une liqueur non taxée, de la fabrique de Satan. —Ce peuple est inspiré par la fièvre et le cancer. Infirmes et vieillards sont tellement respectables qu'ils demandent à être bouillis. — Le plus malin est de quitter ce continent, où la folie rôde pour pourvoir d'otages ces misérables. J'entre au vrai royaume des enfants de Cham.
Arthur Rimbaud - Mauvais Sang, in Une saison en enfer, 1873



M. Chat - ...et Fumiers roses, c'est de Flaubert dans les brouillons de Madame Bovary...



représentation - (port - chaleur) - rencontre de Léon. - conversation au balcon du foyer.
visite à son hôtel. ressouvenir menant à la baisade. « vous rappelez-vous ? ah je vous ai
bien aimée - quittez-moi. prquoi ? n'en parlons plus.» - très calme & sans pose - rendez-vous donné d'avance pr tirer un coup. - Emma rentre à Yonville, dans un état d'âme, de fouteries normales
    c'est l'époque des confitures. fumiers roses. - colère cramoisie du sieur Homais.
Gustave Flaubert - Plans et scénarios, Folio 27



...cité par Claude Simon dans Le Jardin des Plantes (1) et "mais je me fous de tous ces gens-là", c'est un coup de colère de Renoir, en fait, que Simon cite par là

Mme Chat - Alors, faux nègres ou fumiers roses ?








(1) Claude Simon, Le Jardin des Plantes, Minuit éd. 1997, voir Claude Simon, Oeuvres I, p.994 éd. Pléiade/NRF.






28/02/2016

Duos : les vacances du bestiaire (et du Codex)


Luigi Serafini - Codex Seraphinianus, 1981
Via Jean-Claude Massou



A vrai dire, cette image se présente plutôt comme ça dans le Codex. 

Ah, ce Codex, seul exemple connu d'encyclopédie surréaliste extraterrestre, généralement rangée sur les rayons des bibliothèques à côté du Manuscrit de Woynich, avec lequel elle partage la même popularité sur le web.

Entièrement rédigé en séraphinien, ce qui le rend d'autant plus captivant, le Codex a été réédité il y a quatre ans chez Rizzoli (la précédente édition Ricci se négociant à 999,99 €, c'est plutôt une bonne nouvelle, y compris pour l'auteur).

Certes, on peut se renseigner un peu partout sur son contenu et les circonstances de sa création, par exemple ici chez graphéine, et avoir des nouvelles de Serafini là sur Wired, en italien ou en anglais. Mais n'oublions pas un de nos ancêtres à nous tous collectionneurs d'images, le très regretté Giornale Nuovo, qui avait aussi parlé d'une autre production Serafini...

27/02/2016

Signes et prodiges : aujourd'hui, rien


Panneau désaffecté, Nothing, Arizona, 6 février 2016
Photo ©  Classic Film




La ville de Nothing, Arizona, fut fondée en 1977 ("par une bande de poivrots" selon l'oracle universelsur la route qui va de Phoenix à Las Vegas, et abandonnée en 2005. Un pizzaiolo tenta de la ranimer en 2009 mais était porté disparu deux ans plus tard. Le panneau Nothing Rock Shop signalait la station d'essence et le bazar, depuis longtemps en ruines. A défaut, on y trouve aujourd'hui le minimum nécessaire à la survie momentanée moderne là où il n'y a plus rien, à savoir un relais de téléphonie cellulaire - et un parking.

Mais aujourd'hui, rien, vraiment ?

26/02/2016

Les occupations solitaires : le test de l'or et de l'argent


Henry Alexander  - In the laboratory (portrait de Thomas Price), ca 1885-87 
Huile sur toile
Metropolitan Museum of Art, New York
Via Peter Eimon




San Francisco, 524 Sacramento Street, vers 1886. Le professeur Thomas Price est au travail. Né en 1837 au Pays de Galles, arrivé en 62 à San Francisco, Price est expert chimiste, testeur de métaux - poste clef au royaume de l'or, de l'argent et du cuivre (1). Il en rédige en 1880 les Tables de la Loi, travaille pour la San Francisco Refinery puis établit son propre laboratoire, consulté par les compagnies minières nationales et internationales. Car l'assayer, le testeur, est juge de la valeur et en rend les arrêts...



Estimation d'un lingot d'or par Thomas Price




Par la fenêtre du labo on voit la façade du What Cheer House...





What Cheer House, Sacramento St., San Francisco




...un hôtel bien connu de l'époque, qui n'admettait que les hommes et prohibait l'alcool. Tout cela, hôtel et laboratoire, disparu dans le tremblement de terre et le grand feu de 1906. Les murs sont tombés, l'or n'est plus étalon mais les signes de la valeur circulent toujours par là - tout ce coin est au cœur du Financial District. Tant il est vrai que San Francisco, capitale moderne de l'immatériel, a de qui et de quoi tenir, et ce depuis longtemps.


D'Henry Alexander, peintre san-franciscain exilé à New York, alcoolique, désargenté et suicidé à 34 ans, voir aussi Neglecting Business, The Taxidermist ou encore une jolie Scène de neige à travers une fenêtre en hiver.



(1) Il faut rappeler que la ville de San Francisco est un pur produit du Gold Rush, qui multiplia sa population par 25 en deux ans, de 1848 à 1850.

25/02/2016

Société du spectacle : à l'ouest, rien de nouveau


Walter Richard Sickert - Brighton Pierrots, 1915
Huile sur toile
Ashmolean Museum, Oxford


Il existe deux versions de Brighton Pierrots, la seconde se trouvant à la Tate

C'est le soir, le moment où la troupe de Pierrots & Pierrettes (Les Highwaymen de l'impresario Jack Sheppard) échangent leurs tuniques contre des costumes de couleur et des canotiers. Sickert est à Brighton en Août-Septembre 1915. Là, écrira-t-il à Ethel Sands, tous les soirs cinq semaines durant, fasciné, il va voir les Pierrots. Derrière leur dos, la Manche et, un peu au-delà, la grande boucherie entame sa seconde année.

24/02/2016

Le bar du coin : en avoir ou pas, sous le pied


Patti LuPone (dans le rôle de Moll) & The Acting Company - Nickel Under the Foot, 1985
Scène 7 de l'opéra The Cradle Will Rock (Marc Blitzstein, 1937)
Mis en ligne par noisyheart





Moll, le premier rôle féminin de The cradle... est la prostituée affamée jetée en prison pour avoir refusé ses services à un des flics du boss de la ville, Mr Mister - elle se souvient qu'elle prenait un café chez Andy, un café et peut-être plus parce qu'elle croyait avoir un nickel, une pièce de cinq cents,  sous le talon... La scène se déroule, comme une bonne partie de l'opéra, dans la cage de garde à vue d'un commissariat. Le texte :



The cradle will rock, sketch 7 :  Nickel under the foot
Source



The cradle will rock est un opéra brechtien sur le thème de l'affrontement de classe dans la ville de Steeltown, allégorie des Etats-Unis. S'opposent le Tycoon local, Mr Mister, détenteur de tous les pouvoirs confondus, usines, police, église, presse... et Larry Foreman, homme ordinaire qui tente de syndiquer (unionize) les travailleurs du cru. 

Marc Blitzstein écrivit The cradle will rock au moment même où le mouvement ouvrier états-unien était en train de gagner la bataille de l'unionization à travers, notamment, les grèves de Little Steel et de Flint - et la création du CIO. L'opéra, mis en scène par Orson Welles, était une production du Federal Theatre Project, organisme public du new Deal dépendant de la WPA. C'est probablement la coïncidence de cette production avec les grèves en cours qui poussa le Federal Theatre Project à retirer son soutien à la production - bon, imaginez une ministre de la culture socialiste finançant au Châtelet un opéra rock appelant à la grève générale contre la loi travail - puis se ravisant pour garder son poste. Inconcevable, je sais.

Trouvant son théâtre fermé, la troupe décida de jouer quand même; pendant que les acteurs haranguaient le public devant les portes, Welles et le producteur John Houseman allèrent louer un piano et une scène, au Venice Theatre quelques blocs plus loin. L'opéra fut joué sans orchestre et sans décors, avec juste Blitzstein au piano sur la scène. Comme les acteurs ne pouvaient y monter à cause des règles syndicales, ils chantèrent au milieu du public. 



Olive Stanton, qui jouait Moll dans la troupe de 1937,
et qui fut la première à se lever pour chanter de la salle au Venice Theatre 


Succès immédiat, l'opéra tint dix-neuf représentations dans le même dispositif, suivies d'une reprise à l'automne 37 au Mercury Theatre de Welles, puis par une diffusion sur disques. The cradle will rock devint ainsi un classique états-unien.








On trouvera un historique et des liens sur le site de New Line Theatre. Pour ceux qui voudraient approfondir la question (en anglais) le livre de référence est celui de Michael Denning, The Cultural Front. Enfin, comme la production de The cradle will rock, avec ses arrière-plans sociaux, est en elle-même un roman, voire un opéra, elle a donné lieu à deux scénarios, l'un d'Orson Welles hélas jamais tourné, l'autre écrit et réalisé par Tim Robbins (titre français : Broadway 39ème rue). Sur les rapports entre ces deux scripts, on peut lire un article de Jonathan Rosenbaum, ici.




23/02/2016

22/02/2016

Ciel... Mandeville (et ils écrivirent des lettres dans la poussière)


Maître Bohémien des Voyages de Mandeville - Enluminure pour la traduction en tchèque par Vavrinec de Brezová du Voyage d'outre mer de Jean de Mandeville, 1er quart du 15ème siècle
Dessin à la grisaille rehaussé de couleurs
British Library, additional 24189, f15r
En remerciant demonagerie


Ce superbe recueil ne contient que de grandes miniatures, à l'exclusion du texte même du Voyage - l'image ci-dessus fait référence au début du chapitre III (parfois titré de la cité de Constantinople et de la foi des grecs) :



Jean de Mandeville, Voyages, version continentale, 1371
Manuscrit, f5v
Source : Gallica/BnF


"En ce pays il y a de bien hautes montagnes, vers la fin de Macédoine. Il y a une montagne appelée Olympe, qui sépare la Macédoine de la Thrace. Et elle est si haute qu'elle dépasse les nuages. Et il y a une autre montagne qui s'appelle Athos qui est si haute que son ombre s'étend jusqu'à Lemne qui est à soixante-dix milles plus loin. Et au sommet de cette montagne l'air est si pur qu'il n'y court aucun vent. Et pour cela ni oiseau ni bête n'y pourraient vivre car l'air y est trop sec.

Et l'on dit en ces contrées que jadis les philosophes montèrent sur ces montagnes, et qu'ils portaient à la main une éponge mouillée d'eau, car autrement ils n'auraient pu respirer, si bien qu'ils auraient défailli et étouffé, parce que l'air y est trop sec. Et au sommet de ces montagnes ils écrivirent de leurs doigts des lettres dans la poussière. Et au bout d'un an ils remontèrent et trouvèrent les lettres telles qu'ils les avaient écrites l'année d'avant, sans être en rien altérées ou déformées. Par quoi il apparaît bien que les montagnes vont jusqu'au pur air."

On sait beaucoup de choses sur Jean de Mandeville, et comme toutes ces choses sont floues et contradictoires, on n'en sait donc à peu près rien : qu'il s'agit peut-être d'un gentilhomme anglais, ou encore d'un liégeois, ou même d'un auteur imaginaire inventé par un autre liégeois. Ce qui est à peu près sûr, c'est qu'il existe trois sources manuscrites du Voyage, dont l'une dite continentale, écrite en roman (c'est-à-dire en français) dont le plus vieux manuscrit date de 1371 (1), et une autre en anglo-normand dite insulaire, peut-être plus ancienne.

"Jean de Mandeville" a probablement lu plus de voyageurs (2) qu'il n'a voyagé lui-même, même s'il assure avoir été jusqu'en Chine et avoir servi dans l'armée du Grand Khan. Mais son Voyage est resté un classique pendant trois siècles (on en conserve plus de deux cent cinquante manuscrits) et, surtout, une incroyable source d'images - ouvrez le Livre des Merveilles de Jean sans peur (3) : quatre-vingt-quatre miniatures pour Marco Polo, certes, mais pas moins de soixante-quatorze pour Mandeville. Car les voyageurs imaginaires ne sont pas les moins imaginatifs.





Christine Deluz (4) a traduit la version insulaire du Voyage de Mandeville : ici aux Belles-lettres et, en édition critique, aux éditions du CNRS. Et le texte anglais lui-même est en ligne ici.




(1) Copié pour Charles V par Raoulet d'Orléans, ce scribe royal qui sera bien plus tard un héros de roman.

(2) Dont Odoric de Pordenone, hélas moins connu que Marco Polo.

(3) Outre les deux grandes vedettes, il sont tous là, ceux qui avaient la bougeotte du bas moyen-âge : Odoric de Pordenone, Guillaume de Boldensele, Hayton l'historien, Riccoldo da Monte Croce...

(4) Qu'on peut également lire ici.

20/02/2016

Nipponica : bleu nuit


Maki Asakawa - Tokyo elegy
Mis en ligne par diekunstderanarchie



Maki Asakawa (1942 - 2010) fut la voix blues tokyoïte des années 1970. On peut se procurer ici chez Honest Jon's records, pour une somme modique (1), une réédition de quelques titres. 

Ou encore écouter là une émission à elle consacrée (à partir de 9'55" jusqu'à 38'14").

Et puis enfin, gratuitement pour ce que cela dure, encore là, Blues spirit blues au bout du fond de la nuit bleue...


(1) A l'intention de ceux qui auraient une interprétation extensive de la modicité pécuniaire, il reste le recours aux éditions phonographiques du soleil levant - et à leurs frais de port...

19/02/2016

L'art de la conversation : Ramón Casas


Ramón Casas - Primero pasarás sobre mi cadáver / Tu devras d'abord passer sur mon cadavre, 1893
Huile sur toile
Museu Nacional d'Art de Catalunya

17/02/2016

Les vacances du bestiaire : N.C. Wyeth


N.C. Wyeth - Sea Dragon,  ill. pour Kenneth Roberts, Trending into Maine, 1938
Via Comics Book Stories

16/02/2016

Le bar du coin : Tsarouchis


Yannis  Tsarouchis - Το καφενείον Νέον βράδυ / Le café Neon le soir, 1965-1966
Huile sur toile
Galerie nationale grecque
Via Ακροκέραμα


A propos de Tsarouchis, en français, ici - et à propos du café Neon, place Omonoia, ici et  - mais c'est en grec.

15/02/2016

L'art de la lecture : Chad Gowey


Chad Gowey - Holiday Parking, Novembre/Décembre 2013
Via peregrinacultural


Le site de Chad Gowey.

14/02/2016

L'art de la rixe : avec des fleurs


Walter Molino - Vaincu par les roses, dessin pour La Domenica del Corriere du 29 Juillet 1958
Via Jean-Claude Massou



"Sur un sentier solitaire près de la gare de Turin-Lingotto, Guida Concetta Rinino, 28 ans, a été agressée par un jeune inconnu alors qu'elle allait rendre visite à une parente avec un beau bouquet de roses. Loin de s'effrayer, elle s'est défendue avec une énergie extraordinaire, se servant du bouquet comme d'une arme. Du coup le vaurien a dû s'enfuir le visage couvert d'égratignures."

13/02/2016

Regarde la route : Emil Kneiss


Emil Kneiss - Dessin pour Jugend, n°26 du 27 juin 1896
Source (Via zombienormal)

12/02/2016

Ciel... Adam Tan


Adam Tan - Eximere, 2012
Art digital
Via Adam Tan Art & Illustration


Félix Gaffiot - Dictionnaire illustré latin-français, 1934, p.626

03/02/2016

L'art de la lecture : ayons congé


Louis Lozowick - Novel of adventure / Roman d'aventure, 1942 
Lithographie 
Smithsonian American Art Museum



Les chats se sont endormis, puis les chats sont partis. Les chats sont en vadrouille, les chats sont en voyage, les chats sont en mission. Ils reviendront le 12 février. Mais les chats ne dorment que d'un œil. 

02/02/2016

Le Sportbüro : portrait craché


Pierre Bonnard - Le Boxeur (autoportrait de l'artiste), 1931
Musée d'Orsay
Via un lapin un lapin

01/02/2016

La vie privée des choses : Korjev


Geliy Korjev - Забытый Шут / Le bouffon oublié, 1987
Via Yuri Kosagovsky



Korjev (1925-2012) fut parmi les défenseurs - et les continuateurs obstinés - du style sévère