25/04/2007

Fantômes à la rencontre


Andrée Rolane, qui fut Cosette dans les Misérables de Henri Fescourt, tourné en 1925 (via Vintage photographs)

22/04/2007

Chambre d'enfant : Lawson Wood

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Wee Willie Winkie rins through the toun,
Up stairs and doon stairs in his nicht-goun,
Tirlin' at the window, cryin' at the lock,
"Are the weans in their bed, for it's noo ten o'clock?"
"Hey, Willie Winkie, are ye comin' ben?
The cat's singin' grey thrums to the sleepin' hen,
The dog's spelder'd on the floor, and disna gi'e a cheep,
But here's a waukrife laddie that winna fa' asleep!"
ainsi commence l'original de la comptine en Scots, ce qui donne en version anglaise :
Wee Willie Winkie runs through the town,
Up stairs and down stairs in his night-gown,
Tapping at the window, crying at the lock,
"Are the children in their bed, for it's now ten o'clock?"
"Hey, Willie Winkie, are you coming in?
The cat's singing purring to the sleeping hen,
The dog's spread out on the floor, and doesn't give a cheep,
But here's an insomniac boy who will not fall asleep!"
(la version complète sur Wikipedia)

On peut aussi écouter la chanson ici en remerciant Scuilwab

D'autres nursery rhymes de Lawson Wood sur Visual telling of Stories

18/04/2007

Je me souviens...

de Thierry.
En 70 et 71 nos deux groupes (Révo et VLR) étaient très proches, je me souviens de Thierry à Censier, il était une fois et demie plus grand, plus large et plus fort que tout ce qui l'entourait, cela lui donnait cette assurance inquiéte de ceux qui ne savent pas trop jusqu'où il faut suivre leur corps.
Je me souviens de la rage de Thierry le jour où un tir tendu de CRS a défiguré son ami Richard Deshayes.
Je me souviens du slogan du FLJ, le Front de Libération de la Jeunesse, créé par Richard et Thierry; c'était "nous ne sommes pas contre les vieux, nous sommes contre tout ce qui les a fait vieillir".
Je me souviens que Thierry avait inventé le jeu du "qu'est-ce-que je fais là ?" : il s'insinuait dans un TD de la Fac, s'asseyait au dernier rang, et au bout d'un quart d'heure de cours, il se levait brusquement et criait "mais qu'est-ce que je fous là ? C'est ça la vie ? Mais ce qu'on écoute ici n'a rien à voir avec ce que je veux vivre, je m'ennuie, je veux vivre ! Partons d'ici!" Il n'était pas rare qu'il emmène avec lui une partie du cours; puis il recommençait dans un autre TD. Evidemment il était comme nous, complètement en-dehors des études, et il passait là entre les manifs, le militantisme à Flins, la base ouvrière de VLR, la communauté où il vivait. Drôle d'époque.
Puis il y a eu l'auto-dissolution de VLR, la création de "Tout", mais la majorité de notre groupe n'a pas suivi la trajectoire, nous restions de bons militants.
La vie de Thierry (mais là je ne suis plus que par la presse, voir par exemple ici pour quelques jours dans Libé) c'était ensuite la critique rock à Libération, la musique, la production musicale, Virgin France, le lancement des Rita Mitsouko et de Marquis de Sade, et il n'a pas l'air d'avoir tenu jusqu'au bout dans le monde des requins.
Thierry Haupais retiré à Trouville est mort lundi d'une cirrhose à 55 ans. Je recopie la fin d'un de ses derniers éditoriaux :

Salut à toi, joli mec aux yeux bruns ;

salut à toi, jeune fille aux yeux verts.

Salut mon copain.

10/04/2007

Le greffe : Jean-Jacques Lequeu

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"Chat de la liberté, d'après nature"

01/04/2007

Je me souviens...

que les tickets de métro, il fut un temps, avaient deux trous, pour deux voyages "successifs".